|
Histoire des moteurs - Collection
Aller à la page Précédente 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
raduga Accro Posteur


Inscrit le: 13 Mai 2010

Localisation: Pyrénées orientales
Âge: 67

|
Posté le: 27/09/2026 11:30 Sujet du message: |
|
|
|
Bonjour à tous,
Aujourd’hui sous les feux de la rampe le MASSON 15cc. Cette année 2026 marque le centenaire du début de sa commercialisation. C’est probablement le premier moteur thermique produit en série depuis la fin de première guerre mondiale car il ne semble pas que la production de ceux disponibles dans la première moitié des années 10 (page 33) ai repris.
C’est entre 1925 et 1926 que MASSON peut être passionné par le modélisme naval mais surement par la mécanique décide de concevoir un moteur pour propulser des bateaux. Est-ce son premier ? Mystère. Pour celui-ci il décide que ce sera un 4 temps de 15cc de cylindrée. Il le destine à équiper des racers ou bien des coques ouvertes car le refroidissement du cylindre n‘est pas assuré par une circulation d’eau mais par des ailettes. Au niveau de la conception il reste sur des principes qui ont fait leurs preuves même si ils ne sont plus vraiment employés. Ainsi seule la soupape d’échappement est commandée. L’admission se fait automatiquement. La descente du piston crée une dépression qui attire une bille qui ouvre le conduit amenant le mélange air/carburant dans le cylindre. Lorsque le piston remonte la dépression disparait et la bille plaquée par un ressort ferme le conduit. Autre élément un peu dépassé technologiquement au milieu des années 20, le carburateur à léchage d’essence. J’en décris le principe un peu plus loin avec des photos. Le piston muni de 2 segments a un diamètre de 25mm et une course de 31 mm. Le vilebrequin tourne sur 2 paliers.
Sans les équipements électriques son poids est de 950 g. Aux essais une puissance maximale de 1/8 de cv a été mesurée au régime maximum de 3 000 tr/mn. Ce faible régime maximum est dû au fait que l’admission du mélange air/carburant se fait par une bille et non pas par une soupape commandée par le vilebrequin. La mise au point étant terminée, des essais sont effectués en bassin. Il en ressort que le moteur est parfaitement adapté pour propulser des canots de 1 m de long. C’est maintenant l’heure de la recherche d’un revendeur. MASSON le présente à la direction du magasin A LA SOURCE DES INVENTIONS qui depuis presque une vingtaine d’année propose des articles de modélisme. Un accord est trouvé et la commercialisation démarre en 1926. Elle va se poursuivre durant 16 ans jusqu’en 1942. Cette longévité est due à l’absence de concurrence. Mais malgré cette absence les ventes sont limitées car à cette époque la demande de moteurs thermiques dans le modélisme naval est encore marginale. C’est d’ailleurs pour cela aussi qu’il ne sera jamais remplacé. MASSON va apporter au moins deux modifications au cours de la production. Je n’ai malheureusement pas réussi à les dater. La première concerne le cylindre. La bougie et le carburateur sont croisés. Il est plus haut et a maintenant 6 ailettes de refroidissement. La hauteur totale du moteur ne change pas. Cela permet de supprimer l’entretoise en cuivre qui se situait entre le carter et le cylindre. La seconde c’est la mise à niveau automatique de l’huile dans le carter ce qui nécessite un deuxième réservoir.

Publicité du magasin parue dans la brochure sur le V.C.C de J. GUILLEMARD.

Prix des pièces dans le catalogue 1942. Le moteur complet était vendu 1000,00 frs. En comparaison le L C 7 cc était tarifé 750,00 frs.




La premiére version.


La seconde version. Photos tirées du livre de Jean CHAMPENOIS: La grande histoire des petits avions.

La troisième version. dessin tiré du catalogue 1942 du magasin.
Voici le principe de fonctionnement d'un carburateur à léchage d'essence
Il ne comporte pas de pointeau. Le carburant arrive du réservoir qui est en charge dans la cuve de droite munie d'un flotteur assurant un niveau constant. Il passe ensuite dans la cuve de gauche qui est muni d'un trou circulaire. La descente du piston crée une dépression qui attire l'air qui se charge d'essence au passage.


Il est possible de réguler l'arrivée du mélange air/carburant dans la soupape d'admission grace à une molette située sur le sommet de cette deuxième cuve qui ouvre ou ferme 3 trous et permet ainsi de faire varier le régime de rotation.




Gros plan sur le rupteur.


La bougie avec une glow pour donner sa taille.
A bientôt,
Michel |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
 |
RETROPLANE.net Index du Forum
-> Aéromodèles Antiques, RC, VCC, vol libre |
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures Aller à la page Précédente 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42
|
| Page 42 sur 42 |
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum Vous ne pouvez pas joindre des fichiers Vous pouvez télécharger des fichiers
|

Images aléatoires album Retroplane, clic pour Agrandir
|